Maintenir la vitalité du chant rituel « hat nhà to-hat, mua cua dinh »

Mardi, 25 février 2020 à 10:47:04
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Des artisans du chant devant la maison communale donnent un numéro du chant « hat nhà to-hat, mua cua dinh ». Photo: http://www.bienphong.com.vn/

Nhân Dân en ligne – Le 1er Festival du chant « hat nhà to -hat, mua cua dinh » (chant devant la maison communale) s’est récemment tenu dans la province de Quang Ninh (au Nord-Est).

Cette activité fait partie d’un projet de recherche, de collecte et de préservation des valeurs du patrimoine « hat nhà to-hat, mua cua dinh » dans la province de Quang Ninh, avec des résultats remarquables durant ces 2 années dernières.

Selon l’artisane Hoàng Thi Thao de 80 ans, le chant « hat nhà to, hat mua cua dinh » provient du chant « ca trù » (chant des courtisanes, un des genres de la musique classique vietnamienne). Avec des cantatrices « ca nuong », le « trông trâu » (instrument traditionnel du Vietnam), « phach » ((un morceau de bambou frappé avec deux baguettes en bois) et « dàn day » (luth à trois cordes).

Le spectacle « Hat nhà to, hat cua dinh » se produit à un endroit sacré à l’entrée de la maison communale. Il s’agit d’une forme ayant le mariage harmonieux entre paroles de chansons traditionnelles et mélodies d’instruments, avec des chansons de rites.

Selon Nguyên Quang Vinh, président de l’Association des arts folkloriques de la province de Quang Ninh, « Hat nhà to, hat cua dinh » existe depuis le XIIIe siècle, sous la dynastie des Ly. Van Ninh, un des berceaux du chant « hat nhà to, hat cua dinh », est l’unique endroit où se préserve cet art.

L’artisane Lê Thi Lôc au village de Nam, commune de Van Ninh, ville de Mong Cai, province de Quang Ninh (au Nord-Est) est très connue pour le chant rituel devant la maison communale « hat cua dinh », car elle a consacré toute sa vie pour préserver le chant « hat nhà to, hat mua cua dinh », une belle culture imprégnée dans la vie spirituelle des habitants de cette localité.

L’artisane Lê Thi Lôc (premier à droite) et des artisans du chant devant la maison communale. Photo: http://www.bienphong.com.vn/

Selon Lê Thi Lôc, en raison de la transmission orale du chant « hat nhà to, hat mua cua dinh», beaucoup de chansons et des paroles se sont perdues peu à peu. La préservation et la valorisation des paroles et des danses de cette forme artistique sont alors très importantes. L’artisane Nguyên Thi Lôc a collecté des anciennes mélodies à l’Institut de recherche sur la culture, aux centres d’archives, aux centres culturels des communes, en propageant cet art aux habitants de la commune.

En 2011, l’artisane Lê Thi Lôc a créé un club du chant « hat nhà to, hat mua cua dinh » dans la commune de Van Ninh, avec 42 membres. Les membres du Club s’échangent mensuellement et entraînent ce chant, ce contribuant à satisfaire leur passion pour cette forme artistique folklorique et renforçant l’attachement des membres.

En 2015, elle s’est vue décerner le titre « artisane folklorique » pour ses grandes contributions à la préservation et au développement de l’art « hat nhà to, hat mua cua dinh ». C’est en cette année-là que cet art figure dans le groupe des 26 éléments du patrimoine culturel immatériel à préserver et à valoriser. Avec des contributions et le cœur de l’artisane Lê Thi Lôc et des membres de ce club dans la commune de Van Ninh, cet art sera de plus en plus préservé et valorisé dans les temps à venir.

NDEL