La fabrication de kakis séchés à Dà Lat

Vendredi, 18 octobre 2019 à 16:30:56
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La distance entre les cordes et les kakis est d'environ 25 cm afin que les fruits reçoivent suffisamment de soleil et de vent. Photo : NDEL.

Nhân Dân en ligne - La fabrication de kakis séchés, qui sont considérés comme les plus délicieux produits de fruits séchés dans la ville de Dà Lat, province de Lâm Dông (dans les Hauts plateaux du Centre-Tây Nguyên), nécessite beaucoup de temps et de techniques sophistiquées.

La vallée Vang, Khe Sanh et les banlieues de la ville de Dà Lat, telles que Trai Mat et Câu Dât, abritent environ 300 établissements de production des kakis séchés. Les zones disposent également des centaines de collines couvertes de jardins où poussent des kakis.

La saison du kaki à Dà Lat dure souvent de la mi-septembre à la fin de novembre ou au début décembre.

Auparavant, les agriculteurs récoltaient des kakis mûrs et les vendaient à des commerçants. Depuis 2012, des producteurs de kakis du Japon et des experts agricoles de l'Agence japonaise de Coopération internationale (JICA) ont rendu visite à Dà Lat et ont appris à plus de 100 agriculteurs locaux à fabriquer des kakis séchés à l'aide de techniques japonaises traditionnelles utilisant du vent et du soleil naturels. En conséquence, après la récolte, les fruits sont lavés à l'eau pour éliminer la poussière. Les kakis sont alors simplement pelés, gardant leur pédoncule.

Après avoir été pelés, les fruits sont nettoyés à nouveau.

Selon Trân Binh, propriétaire de l’établissement de fabrication de kakis séchés de Hoàng Binh, il faut entre 20 et 30 jours pour produire des kakis séchés savoureux, car le processus dépend des conditions climatiques, de la température et de l’humidité. Une météo défavorable avec une pluie d'une semaine et un manque de soleil peuvent ruiner des producteurs.

Après cela, les fruits sont noués sur leur pédoncule avec une ficelle à une distance de 25 cm les uns des autres afin que chaque kaki puisse recevoir suffisamment de soleil et de vent.

Après environ 15 jours, le fruit deviendra plus sombre et rétrécira.

Les agriculteurs commencent alors à masser doucement chaque plaqueminier pour rendre les fruits plus mous.

Selon Trân Binh, les kakis séchés par la méthode traditionnelle sont vendus entre 200 000 et 250 000 dông par kilogramme, tandis que ceux séchés par la technique japonais se vendent entre 400 000 et 420 000 dôngs par kilogramme.

Parallèlement au développement économique de la bio-agriculture et à l’application de la technologie japonaise à l’agriculture, les agriculteurs commencent à s’orienter vers le modèle du tourisme d’expérience aux jardins des kakis.

( Photo : NDEL)

NDEL