Le village de métier de Thanh Tiên à Huê, spécialisé dans la fabrication de fleurs en papier

Jeudi, 30 juillet 2020 à 10:39:10
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La fleur de lotus en papier du village de métier de Thanh Tiên à Huê. Photo : NDEL.

Nhân Dân en ligne – Vieux de 300 ans, le village de métier de Thanh Tiên est l’un des villages artisanaux traditionnels attrayants de l’ancienne capitale impériale de Huê.

Situé en aval de la rivière Huong (rivière des Parfums) dans la commune de Phu Mâu, relevant du district de Phu Vang, dans la province de Thua Thiên Huê (au Centre), le village de Thanh Tiên est célèbre pour ses fleurs en papier artisanales. Thanh Tiên a été reconnu par la province de Thua Thiên - Huê comme village artisanal traditionnel en 2013.

Les produits du village sont régulièrement exposés lors du festival de Huê, du festival du « ao dài » et des divers évènements culturels. Ils sont aussi exportés dans de nombreux pays.

À l’origine, la fabrication des fleurs en papier était pratiquée dans le cadre du culte des ancêtres des habitants de Huê. Étant donné que le climat de Huê est chaud et ensoleillé pendant la saison sèche, mais humide et pluvieux pendant la saison des pluies, il est très difficile de conserver des fleurs fraiches sur l’autel des ancêtres.

Par conséquent, les villageois de Thanh Tiên ont commencé à fabriquer des fleurs en papier comme offrande pour leurs ancêtres et pour leurs esprits. De nos jours, ces fleurs sont devenues des objets de décoration très populaires, notamment à l’occasion de la fête du Têt (Nouvel An lunaire).

L’atelier de Phan Thi Thanh est l’une des plus anciennes boutiques du village de Thanh Tiên. Âgée de près de 60 ans, Phan Thi Thanh fait savoir que seuls 10 ménages du village pratiquent encore ce métier et que trois d’entre eux enseignent la fabrication des fleurs en papier.

Selon elle, toutes les étapes de fabrication des fleurs en papier se font manuellement. Tout d’abord, les villageois doivent soigneusement sélectionner le bambou, le sécher, le hacher, puis le trancher afin de fabriquer les pédicules et les tiges des fleurs. Ensuite, ils teignent le papier pour fabriquer les pétales, en utilisant des couleurs naturelles extraites des plantes locales et sans aucun produit chimique.

Les fleurs sont fixées dans une botte de paille et seront ensuite transportées par les vendeurs ambulants aux quatre coins de Huê.

Comme ce travail demande beaucoup de temps, de minutie et d’habileté, un artisan ne peut fabriquer que 15 à 20 fleurs en papier par jour.

Le prix des fleurs en papier n’est que de 5 000 à 7 000 dôngs pour une paire de fleurs simples, comme la rose, la marguerite et l’orchidée. Les fleurs de lotus coûtent plus cher avec un prix de 20 000 dôngs pour un lotus.

La fleur en papier la plus compliquée est la fleur de lotus. Seuls trois ménages sur dix du village peuvent fabriquer des fleurs de lotus en papier, dont l’atelier de Mme Phan Thi Thanh.

Selon elle, les étapes les plus difficiles sont la création des veines pour les pétales et l’assemblage des pétales eux-mêmes.

Une touriste s’essaye à la fabrication de fleurs en papier dans l’atelier de Phan Thi Thanh.

(Photo : NDEL)

NDEL