Les jeunes vietnamiens dansent pour la gentillesse

Mercredi, 20 novembre 2019 à 14:20:11
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Les jeunes vietnamiens dansent pour la gentillesse. Photo : https://www.tienphong.vn/

Nhân Dân en ligne – Le programme « Dansez ! Pour la gentillesse » de 2019 a eu lieu le 17 novembre dans la ville de Dà Nang sous le thème « Soyez gentil avec votre santé : mettez fin à la violence sexuelle – luttez contre le VIH/SIDA – Pour votre bien et le bien de la communauté ! »

Organisé par le centre des adolescents du Centre, en collaboration avec l’ONU Femmes, l’événement a réuni 1 000 jeunes participants. L’objectif était de permettre aux jeunes de se rencontrer, de mettre en valeur la gentillesse chez chacun, de sensibiliser la population de la santé reproductive, de mettre fin à la violence sexuelle et de promouvoir la prévention du VIH/SIDA.

« Dansez ! Pour la gentillesse » se tient annuellement dans des centaines de villes dans le monde dans le but de promouvoir la bonté, la compassion et l'empathie au-delà des frontières de notre pays, de notre orientation sexuelle, de notre identité de genre, de notre culture, de notre race et de notre religion.

« Dansez ! Pour la gentillesse » a été lancé dans plusieurs villes vietnamiennes depuis 2014. Chaque année, le programme s’organise autour d’un thème spécifique.

À Dà Nang, les 1 000 jeunes volontaires ont fait un freezemob et un flashmob pour célébrer la Semaine mondiale de la gentillesse. En particulier, le programme a vu la participation de Miss Vietnam 2019, Tiêu Vy. Elle a discuté avec les jeunes de la santé sexuelle et de la sexualité sans risque et a rejoint le flashmob.

Nguyên Thi Kim Oanh, coordinatrice du bureau de représentation de l’organisation DKT au Vietnam a annoncé : « DKT International est présent au Vietnam depuis 26 ans. Nous mettons en place de multiples activités visant à promouvoir la planification familiale, à réduire le taux des avortements chez les adolescents et à sensibiliser à l’utilisation des moyens de contraception. Vous, les jeunes, il faut que vous agissiez pour votre avenir ! Soyez gentil avec votre santé, pour vous et pour le bien de la communauté ! ».

Selon une enquête faite en 2013 par l’Organisation mondiale de la Santé, au niveau mondial, environ 35% des femmes signalaient avoir subi une forme quelconque de violence physique et/ou sexuelle de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre. Plus de 7% des femmes indiquaient avoir subi une agression sexuelle de la part d’une personne autre que le partenaire.

Certains rapports nationaux ont montré qu’environ 70% des femmes avaient été exposées à des violences physiques et/ou sexuelles au cours de leur vie. Le plus souvent, ces violences sont le fait du partenaire intime. Une fille sur cinq a déclaré avoir été abusée. Dans certains pays, ce taux peut s’élever à une sur trois.

Au Vietnam, selon l’enquête nationale sur les violences familiales contre les femmes qui a été effectuée en 2010, il y avait 10% des femmes mariées indiquaient avoir été exposées à des violences sexuelles au cours de leur vie tandis que 4% déclaraient en avoir subi au cours des 12 mois derniers.

Près de 2% de toutes les femmes ont fait l’objet de violences sexuelles depuis qu’elles ont eu 15 ans. La plupart des femmes victimes ont fait savoir que les actes de violence étaient principalement imputables à un partenaire intime masculin ou à quelqu’un d’autre qui n’avait pas de lien familial avec elles.

Toujours dans cette enquête, 3% des femmes ont indiqué avoir été sexuellement abusées avant l’âge de 15 ans. L’auteur de ces actes pouvaient être quelqu’un qu’elles ne connaissaient pas ou parfois un membre de leur famille.

Les violences sexuelles entraînent de graves problèmes de santé physique, mentale, sexuelle et reproductive pour les femmes et les filles, comme par exemple : l’infertilité, les grossesses non-désirées, les avortements à risque et les maladies sexuellement transmissibles.

Selon une enquête faite par l’ONU Femmes et l’ONUSIDA, l’inégalité entre les sexes et les violences sexuelles peut contribuer à répandre le risque de contamination sexuelle par le VIH chez les femmes, les filles et les personnes issues de minorités sexuelles ainsi qu’à restreindre leur capacité à négocier une protection contre la grossesse ou la maladie.

NDEL