Trà Su : bienvenue dans le paradis vert !

Dimanche, 16 février 2020 à 22:09:50
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Touristes dans la forêt de cajeputiers de Trà Su. Photo : CVN

Nhân Dân en ligne - Considérée comme le poumon vert du Sud-Ouest du Vietnam, la forêt de cajeputiers de Trà Su est devenue une destination très prisée des amoureux de la nature. Une excursion mémorable à faire sur une journée.

Trà Su est une immense forêt inondée de plus d’un millier d’hectares située dans la commune de Van Giao, province d’An Giang (delta du Mékong), frontalière du Cambodge. Non loin du Sông Hâu, bras postérieur du Mékong, la forêt de cajeputiers de Trà Su abrite une faune et une flore très riches. À la saison des crues, elle devient encore plus mystérieuse et majestueuse. Le vert intense des cajeputiers se mêle au rose des fleurs de lotus, et une agréable odeur de végétation flotte dans les airs.
Une forêt aux allures de jardin d’Eden

De la ville de Long Xuyên, province d’An Giang, les visiteurs font 64 km de route avant de prendre un canot à moteur en direction de la fameuse sylve. En guise de bienvenue, ils sont accueillis par les fleurs de lotus dans le marais en lisière de la forêt. Le canot trace sa voie dans le dédale des troncs et s’enfonce au cœur de la forêt… De temps en temps, s’élèvent les cris d’échassiers effarouchés. Au bout de 3 km, on arrive dans la « Zone de protection des paysages de la forêt de cajeputs de Trà Su ». Là, les visiteurs embarquent sur des petites barques à rames, à raison de quatre personnes par embarcation.

Faites de bambou tressé, les barques rudimentaires glissent en silence à travers le labyrinthe des arroyos. Les cajeputs sont tellement bas que les feuillages touchent parfois les têtes des passagers. L’immersion en pleine nature prend ici tout son sens.

Après un kilomètre environ, les touristes mettent pied à terre pour se rendre au "Pont de l’amour", long de 300 m, et au mirador haut de 25 m. Ces deux ouvrages, érigés au cœur de la forêt sont en bois de cajeputier. Du haut du mirador, ils jouissent d’une vue extraordinaire sur tout le massif de Trà Su. Au crépuscule, des milliers d’aigrettes blanches reviennent au bercail et se perchent à la cime des arbres afin d’y passer la nuit.

« La Zone de protection des paysages de la forêt de cajeputiers de Trà Su est le refuge de nombreuses espèces animales dont plusieurs inscrites dans le Livre Rouge du Vietnam », informe Pham Thê Triêu, directeur adjoint du Service provincial de la culture, des sports et du tourisme. Y sont recensées 11 espèces de mammifères, 25 de reptiles et 23 de poissons. Viennent s’ajouter 140 espèces végétales dont plusieurs de plantes médicinales.

Développement de l’écotourisme

Étant donné l’importance au niveau international de cette immense forêt inondée, la « Zone de protection des paysages de la forêt de cajeputs de Trà Su » a été créée en 2003, avec un triple objectif : protection, recherche scientifique et écotourisme. Ces dernières années, la forêt a attiré un nombre croissant de touristes.

Nombreux sont les projets qui ont été élaborés et mis en œuvre. Par exemple : reboisement des secteurs dénudés, préservation des écosystèmes, création d’un centre de secours pour les animaux sauvages, circuits verts, ect. Ils ont vu la participation enthousiaste des habitants des villages environnants, ce qui leur a fait prendre conscience de l’importance de préserver ce sanctuaire. « Avec sa beauté sauvage, la forêt de cajeputiers de Trà Su a tous les atouts pour développer l’écotourisme », affirme Phan Thi Thu Minh, chef adjointe de l’Association nationale du tourisme communautaire (VCTC).

Des cours de formation de « guides amateurs » ont été organisés à l’intention des paysans locaux. « Le tourisme vert nous donne désormais un travail stable, ce qui contribue grandement à l’amélioration de notre quotidien. Nous avons maintenant des connaissances sur la protection de la forêt, la prévention des incendies, la sécurité des visiteurs, la manière de leur faire découvrir les beautés de Trà Su, ect. », confie Doàn Thi Thu, paysanne conductrice de barques, du village de Vinh Dông, très fière de ce « paradis vert » à côté de chez elle.

CVN/NDEL